On tourne en rond
Dans la maison
Les volets clos
Sur le feu du dehors
Seule chanson
Celle du ventilateur
Noyant les heures
Dissolvant les pensées
Alourdies de chaleur
On sortirait bien
Mais pour aller où
La rue est un four
Où cuit le pain
D’un soleil sans levain
Seuls musardent
Les lézards sur les murs
Prenant des bains de feu
Tandis qu’au-dedans
On cherche en vain
Où se poser
Où dormir peut-être
Pour se délivrer enfin
De la pesanteur d’être
Dans l’immobilité forcée
D’une canicule
Qui change la nuit
En manteau de chaleur.

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