Je me souviens de la maison de Ravel
On voulait la visiter
Mais elle était fermée ce jour-là
Je t’ai prise en photo devant Le Belvédère
C’était le nom de la maison
Puis on s’est promené dans les petites rues
Aux façades de maison de poupée
Me rappelant que Ravel collectionnait les jouets
Et qu’on ne lui connaissait encore amour féminin
Travaillant sans relâche ses partitions jusqu’à l’ennui
L’église était belle et toi aussi
Belle cela rimait bien avec Ravel
Tu m’as dit Je vivrais bien ici
La campagne tout près de Paris
Et je me suis vu avec toi dans une grande maison
Où chacun aurait été libre de vivre sa vie
On a bu des blancs sous une tonnelle
On n’avait pas envie de rentrer
On touchait là un petit paradis
Fait de maisons sages et de roses trémières
Encore un dernier verre et c’en serait fini
Du petit paradis et de cette grande maison
Où nous ne vivrions jamais
Jamais nous n’avons revu la maison de Ravel
Tu es partie vivre ailleurs
Ailleurs c’est toujours mieux qu’ici
On n’a pas à attacher son cœur
Qui tôt ou tard se flétrit
Comme les roses trémières.

Laisser un commentaire